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Le concert pour les Molex, un dernier soir en famille…

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Dépêche AFP le 25 Septembre 2009 

 

 

Un concert de soutien aux salariés de Molex a clos vendredi 11 mois de lutte contre la fermeture de l’usine de Villemur-sur-Tarn, près de Toulouse, mais le coeur n’était pas à la fête, quelques jours avant l’envoi des 283 lettres de licenciement.

« Ils se sont bien battus mais il n’y avait rien à faire », salue une ancienne salariée, Annie Escande, venue glisser un billet dans la caisse en carton, pour compenser une trentaine de jours de grève non payés.

Quelques centaines de personnes ont fait le déplacement pour le concert, on reconnaît les employés de l’usine à leur T-shirt bleu portant l’inscription « les Molex en lutte ».

A l’entrée de l’usine toute proche, les drapeaux des syndicats flottent toujours, bien que le plan social ait été accepté par le personnel. Les murs blancs qui entourent l’usine sont tapissés de slogans.

« Le père Molex est une ordure », « Molex, vampire de l’industrie française tue 300 familles » ou « Peugeot (client de Molex, ndlr) sponsor officiel des licenciements », rappellent les mois d’une lutte âpre mais vaine.

« On a accepté le plan social (le 16 septembre), car on a eu peur de rien avoir, de partir une main devant et une main derrière », explique José Dumas, 54 ans dont 35 dans l’entreprise.

« Dans le temps, on y a travaillé », confie Marie-Jeanne Malbreil, dont le petit-fils fait partie des 283 licenciés. La vieille dame s’est confortablement installée dans un fauteuil pliant, éloignée de la scène où se succèdent des groupes de la région.

« Au départ, raconte-t-elle, ça s’appelait la Société générale d’équipement, puis Câble auto, Labinal, Sylea, et Molex. Ca ne va pas être facile pour lui de trouver du travail, mais il est encore jeune, il a 44 ans ».

La majorité des salariés a plus de 45 ans et craint de ne jamais retrouver de travail, après avoir débuté leur vie professionnelle dans l’usine.

Mardi, les salariés avaient assisté, souvent les larmes aux yeux, au début du déménagement de l’usine, au départ des camions emportant le stock de produits finis, destination l’Allemagne et les Etats-Unis.

Ils ne comprennent pas ou regrettent que les pouvoirs publics n’aient pas mis plus de poids dans la bataille pour la survie du site, car pour eux et pour le cabinet d’expertise comptable Syndex, sa rentabilité ne fait aucun doute.

« C’est un scandale absolu », s’énerve le député européen Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), qui vient de demander avec le syndicat CGT de Molex « que l’Etat mette sous séquestre l’usine Molex ».

Le secrétaire CGT du comité d’entreprise, Denis Parise, a « en travers de la gorge les pressions du gouvernement pour accepter le plan social » mais ne veut pas baisser les bras.

« On a encore des munitions, affirme-t-il, on demande à rencontrer Renault et Peugeot (clients de Molex-Villemur) pour remettre sur pied l’activité connectique à Villemur » après le départ du groupe américain.

« La mobilisation a été sans faille, déclare le député européen Kader Arif (PS), malheureusement la solution proposée par le gouvernement n’est pas à la hauteur de nos espérances ».

Le repreneur, le fonds d’investissement américain HIG, « n’est pas un industriel, et seuls 15 salariés sur 283 sont reclassés », regrette Kader Arif.

Pour le curé de Villemur, Philippe Bachet, pilier du comité de soutien qui s’est constitué au presbytère, « Molex est un exemple symptomatique, on est en train de lâcher nos industries ».

 

 

 

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