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Crise : Jeu de massacre sur le front de l’emploi

13122008

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www.mediapart.fr

 

 

 

Bonsoir,

 

J’ai raté un article de www.mediapart.fr du 26 Novembre dernier concernant la procédure engagé par la mairie de Villemur et le conseil Général de la Haute Garonne.

Cet article détaille bien les faits et vous pourrez vous procurer une copie intégrale de  l’assignation déposée le 24.11.08 en .pdf ICI.

Mediapart étant un site payant, on ne peut consulter que le début de l’article, je vous copie donc l’article en intégralité ci dessous.

 

Effectivement, nous connaissons le résultat de cette procédure qui a échoué… :

(voir article de dépêche du 10.12.08 ici : http://www.ladepeche.fr/article/2008/12/10/505723-Villemur-sur-Tarn-Molex-le-ciel-s-assombrit.html)

Mais il n’empêche que tout ça nous concerne et, pour ma part, l’assignation me dévoile des chiffres et des faits qui m’intéressent.

 

 

 

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www.mediapart.fr

Crise: jeu de massacre sur le front de l’emploi

 

 

La démarche sonne comme une riposte à la fatalité. Le conseil général de Haute-Garonne et la commune de Villemur-sur-Tarn viennent de saisir la justice pour tenter d’empêcher la fermeture annoncée de l’usine Molex, dont l’activité doit être prochainement délocalisée en Europe de l’Est malgré de confortables bénéfices engrangés l’an dernier en France.

C’est toute une région située à une trentaine de kilomètres au nord-est de Toulouse qui a sombré dans la colère et le désarroi depuis l’annonce il y a un mois, par la maison-mère américaine de Molex, de la fermeture de cette usine spécialisée dans la confection de matériel électronique haut de gamme pour le secteur automobile. Avec, à la clé, la disparition de plus de 300 emplois.

 

La puissance publique réclame aujourd’hui au tribunal de commerce de Toulouse la nomination d’un administrateur judiciaire au sein de l’entreprise – c’est-à-dire une autorité indépendante – afin de juger de la bonne foi des arguments avancés par la société pour justifier la liquidation pure et simple de l’activité de l’usine Molex. Une audience doit avoir lieu le lundi 1er décembre.

 

Les actionnaires américains de Molex Inc. arguent d’un manque de «compétitivité» de l’usine Toulousaine, en dépit de ses 1,2 million d’euros de bénéfices en 2007, et 600.000 euros en 2006, pour expliquer sa fermeture : coûts de structures trop lourds, hausse du cours du cuivre, incapacité à décrocher de nouveaux marchés… Ces arguments sont balayés par Me Christophe Léguevaques, l’avocat qui va plaider la cause de l’usine devant la justice locale.

 

 

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Crise : Jeu de massacre sur le front de l'emploi dans Crise : Jeu de massacre sur le front de l'emploi pdf assignation en référé du 24.11.08.pdf

 

 

Dans l’assignation qu’il a déposée cette semaine (téléchargeable en intégralité ici), celui-ci suspecte au contraire la holding américaine d’avoir délibérément orchestré depuis plusieurs années la mise à mort de l’usine toulousaine, récupéré ses brevets, son savoir-faire et son fichier clients pour, in fine, délocaliser toute l’activité dans un pays où le coût du travail est plus élastique, en l’occurrence à Kovice (Slovaquie). L’histoire de Molex serait-elle donc celle d’un hold-up industriel sur fond de crise? La question est aujourd’hui ouvertement posée à la justice.

 

L’usine de Villemur-sur-Tarn (ex-Connecteur Cinch) a été rachetée en 2004 par l’Américain Molex, qui a ainsi pu pénétrer le marché européen en captant de gros clients comme PSA, Renault ou Valéo. A l’époque, l’entreprise comptait 600 salariés. Son nombre a fondu à 300 au gré de diverses politiques de «rationalisations», pour, au final, se retrouver à… zéro d’ici au printemps 2009, date de la délocalisation programmée.

 

 

  • Une «politique destructrice» qui mène à l’abus de biens sociaux ?

Pour l’heure, le groupe Molex est prospère. Entre 2003 et 2008, il a enregistré plus d’un milliard de dollars de bénéfices. Mais en octobre dernier, les actionnaires de la maison-mère (dans l’Illinois) ont annoncé une accélération de sa politique d’économie générale, invoquant les tumultes de la crise qui secoue la planète finance et le secteur automobile. Or, relève Me Léguevaques, ce plan d’économie date en réalité de juillet 2007, «à l’époque où le groupe Molex était en pleine croissance». Son nom: «Projet Lean-6 sigma».

 

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«Dès lors, note l’avocat dans son assignation, les causes réelles de ce plan d’amaigrissement « drastique » des coûts ne sont pas celles présentées aux partenaires sociaux à l’automne 2008». Pour lui, «le sort» de Molex à Villemur «s’est joué il y a, au moins, deux ans et c’est à la lumière de cette information que doit être vérifiée la gestion de cette société».

 

Selon l’avocat, qui n’hésite pas à évoquer un soupçon d’abus de biens sociaux, la holding américaine a volontairement mené une «politique destructrice» du site toulousain en «l’appauvrissant, sans contrepartie, au profit de l’une des entités détenues directement ou indirectement par la société américaine Molex Inc.». Dans un article du Monde de début novembre, des cadres de la société parlaient ainsi d’une «vampirisation planifiée», laissant planer la suspicion d’un sabordage délibéré.

 

C’est pourquoi les salariés sacrifiés de Molex ont du mal à digérer les arguments aujourd’hui avancés par leur direction pour justifier la fermeture de leur usine. Sur le prix du cuivre, par exemple, Me Léguevaques explique qu’ils sont «cotés à la baisse pour les 27 mois à venir».

 

Sur l’incapacité à trouver de nouveaux clients, il indique que «certains salariés sont susceptibles de démontrer que la maison-mère a refusé de répondre à de nouveaux marchés». Sur les coûts de structures trop importants, enfin, il met en avant une lettre de septembre dernier du maire de Villemur, prêt à «faciliter le déménagement de Molex en mobilisant des terrains disponibles et en les aménageant». Missive restée sans réponse.

 

La commune de Villemur et le département de Haute-Garonne ont décidé de s’engager dans la bataille car ils ont fort à perdre avec la fermeture de l’usine Molex, entre la mise au chômage de 300 de leurs administrés et la perte d’un million d’euros de recettes fiscales annuelles.

 

Interrogé par La Dépêche du Midi sur les raisons de cette fermeture, Stéphane Kellar, le DRH de Molex Europe, n’a pu cacher un certain embarras qui confine au cynisme: «Nous avons eu des chiffres en hausse, mais rien ne dit que nous n’en aurions pas eu en baisse à l’avenir. Nous devons commencer à prendre des précautions. Il y a bien sûr une dimension humaine, 300 familles avec enfants, mais Molex compte 30.000 salariés dans le monde. La décision, la meilleure pour le groupe, dépasse la dimension de la région.»

 

Quant au directeur du site, Philippe Fort, impossible pour les syndicats ou les journalistes d’entrer en contact avec lui: il est en arrêt maladie pour au moins un mois, a fait savoir Molex.

 

Source :

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