• Accueil
  • > Archives pour janvier 2009

Grèves et manifestations: le plein anti-Sarko

29012009

 

 

 

lapreuve.jpg

 

 

Aujourd’hui à Toulouse, les chiffres sont édifiants : entre 56.000 et 90.000 personnes selon les sources, quelle belle journée!!

 

 

 Les photos d’un salarié sont la, merci à lui !! :

CLIQUEZ ICI

 

 

 

kerriouvoyou29janvier.jpg

 

 

Un remix d’un article de Mediapart.fr d’aujourd’hui, bonne lecture !

 

bonhommehomemediapart.png

www.mediapart.fr

 

 

En direct des manifestations, à Paris et partout en France

 

 

TOULOUSE. 8h45. Christophe (le prénom a été changé, il veut garder l’anonymat) tient un blog sur l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn, dont le propriétaire américain a annoncé la fermeture et va délocaliser la production. Ce jeudi, il va manifester à Toulouse.

 

«Aujourd’hui, nous sommes en grève. Nous allons manifester notre mécontentement dans les rues de Toulouse, en compagnie (je l’espère) de nombreux autres manifestants qui en ont assez de l’oppression sociale qui nous guette. Trois Bus au départ de Villemur-sur-Tarn sont prévus pour emmener les salariés, sans compter ceux qui viendront directement à Toulouse. Je ferai donc partie, avec nombres de mes collègues, des futurs licenciés de la crise financière et économique sur l’autel du Nasdaq dans cette manifestation.» Cette semaine, le groupe Molex a annoncé le licenciement de 8200 salariés dans le monde, soit un quart des effectifs. Les trois sociétés de la filière auto en Europe, en Allemagne, en Slovaquie et en Chine vont fermer.

 

«Cette journée sera un moment fort pour manifester notre colère face au gouvernement qui ne fait qu’agraver la situation en s’attaquant de son côté à démanteler les services publics, quand la finance s’attaque aux salariés du privé», dit Christophe.

 

A lire, avec Mediapart :

 

 

 

NIORT. 9h00.

mediapartniort.jpg

Sonia Bichon (photo) bat le pavé dans les Deux-Sèvres. Cette jeune trentenaire travaillait à la Camif. Elle a été licenciée. A Niort, le cortège s’élance à 11h30. «J’espère qu’il y aura du monde. Franchement, si ce n’est pas le cas, ce serait désolant. Par le passé, il y a eu des grèves qui n’étaient pas justifiées, mais celle-là ne fait pas du tout partie de la même catégorie.»

 

RENNES. 10h. Rassemblement avant la manifestation à proximité de la Barre Thomas, un équipementier automobile (installé sur un ancien site de Citroën, au sud de la ville). Des délégués syndicaux de PSA y retrouvent des salariés de la filière automobile. Discussion en vue pour savoir si les équipementiers acceptent de défiler avec les ouvriers de PSA pour le cortège de la manifestation officielle qui doit partir de la gare de Rennes.

 

LE HAVRE. 12h00. Le cortège de la manifestation havraise (Seine-Maritime) s’est disloqué. «On était plus de 20.000, plus que pour le CPE», dit Nicolas Guermonprez, 30 ans, ouvrier à l’usine Renault de Sandouville et militant CGT. La police dit qu’ils étaient deux fois moins nombreux. «Nous, les Renault, on était en tête avec ceux de Plastic Omnium — un équipementier automobile installé à Saint-Romain-de-Colbosc, près du Havre – dont l’usine va être fermée. Il y avait beaucoup de salariés de l’automobile, les gens de Faurecia, Lear, Wagon etc.» Quand le cortège est passé devant le tribunal du Havre, des avocats et des magistrats sont sortis sur les marches, raconte Nicolas. «Ils étaient une cinquantaine, ils portaient une banderole « Pas de démocratie sans justice ».» «On a été surpris de voir des gens qui ne manifestent jamais nous rejoindre», raconte encore Nicolas Guermonprez. Il s’interroge maintenant sur les suites à donner à ce mouvement. «On va tenir des AG, les gens veulent aller jusqu’au bout mais il faut que ça embraye.»

 

 
PARIS. 14h10. C’est le must de la manifestation: tout le monde porte son autocollant «Rêve générale», signé «Utopistes debouts».

revegnerale.jpg

Un stand de Sauvons la statistique publique est installé en tête de cortège. Des calicots «Non à la loi Boutin» se retrouvent ici ou là. Les salariés de RFI sont venus en force, un poing levé remplaçant le «i» sur les banderoles, de même que ceux de L’Express.

Une femme s’écrie: «Ma prière pour la douce France: qu’elle ne soit plus le pays de mes souffrances». On la jauge du coté de la CGT. On la juge inoffensive: «Elle a le droit de manifester à titre personnel».

 

 

 

TOULOUSE. 16h20. Une amie «coincée dans les bouchons» donne le numéro d’une amie qui «est dans la manif». Ici, contrairement à Paris, le téléphone passe facilement: «Il y a énormément de monde, 90.000 personnes disent les organisateurs.» 56.000 selon la police. Cette manifestante enseigne la littérature française à l’université. «Je manifeste souvent, mais c’est la première fois que je ne fais pas un cours pour aller défiler. Je me suis expliquée devant mes étudiants à 14 heures. Je suis arrivée à 15h et il y a tellement de monde que je n’ai pas encore retrouvé la banderole de l’université. Je suis à côté des gens de l’IUFM qui ont très bien préparé la manif, avec des chants, des slogans assez drôles du genre: “la liberté tue la sécurité », « Education, j’écris ton nom”. Ce n’est pas du tout agressif, et très hétéroclite à côté de la FCPE, il y a « les lesbiennes engagées », les écolos.»

 

 

PAMIERS, 16h36. Bilan rapporté par Claude Clanet vu par la Gazette ariégeoise: «5.000 selon la police, 8.000 selon les organisateurs… Les chiffres sont importants, « du jamais vu même depuis les grandes grèves de 1995″, assuraient les organisations syndicales, satisfaites face à cette mobilisation. « D’autant que les agents d’EDF n’étaient pas là : solidaires du mouvement, ils travaillent pour le service public à la remise en état des zones touchées par la tempête », expliquaient les organisateurs.»

 

 

DES AMERICAINES SUR LE PAVÉ. Elle est heureuse, Leslie. «Je n’aurais jamais pensé un jour assister à une telle manifestation.» Le défilé n’a pas encore commencé et elle regarde avec des yeux immenses, tout sourire la foule qui grossit, les ballons, les banderoles. «Aux Etats-Unis, il n’y a jamais de tel mouvement», explique-t-elle. Le pouvoir d’achat, les libertés, Sarkozy, tout cela ne lui dit rien. Elle travaille chez Sodexo à Orange (New Jersey). Par contre l’emploi, le syndicalisme, cela l’intéresse vraiment. Même si elle reconnaît qu’à Sodexho aux Etats-Unis, les conditions de travail sont plutôt meilleures qu’ailleurs, elle sait que beaucoup d’autres subissent des situations de plus en plus difficiles.

 

Aux Etats-Unis, dit-elle, l’emploi est devenu un sujet de plus en plus angoissant. «Les salariés se rendent compte que du jour au lendemain, ils perdent tout quand ils perdent leur travail. Du jour au lendemain, ils n’ont plus de couverture sociale, plus d’assurance, plus rien. Avant, cela les préoccupait peu. Aujourd’hui, ils sont très inquiets», explique Sara Russo Garrido, membre du syndicat Unite Here, invitée par la CGT et la CFDT comme Leslie à venir à Paris pour tenter de créer des ponts de part et d’autre de l’Atlantique. «Les groupes sont multinationaux, il faut que les syndicats apprennent à se parler de pays à pays», dit-elle. Toutes les deux continuent de regarder le défilé qui se forme, écoutent les premiers slogans. «Ensemble, on se sent plus fort», dit Leslie.

 

PARIS, 17h00. Les premiers manifestants arrivés à l’Opéra commencent à se disperser alors que la queue du cortège n’est pas encore partie de la Bastille.

parismanif.png

 

 

Belle participation partout en France (entre 1 millions et 2.5 millions de personnes selon les sources).

Mais j’ai malheureusement peur que le gouvernement s’en foute royalement…

 

onfaitlepoint.jpg

 

 

La carte CGT des participations dans les 195 manifestations (cliquez sur l’image)

cartemanifs.jpg

 

 

Une dépêche de Reuters du 29.01.2009 :

Forte mobilisation contre la politique de Sarkozy

 

 

 

asterix.jpg

 

 

 







ACTUBUZZ BY GBA |
Quoi de neuf Cerise? |
ElAyam.5 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ActuBlog etc...
| Badro
| ENTV, une Pose Café